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Il y a des corps en orbite, des esprits qui dérivent entre les failles du réel et les vertiges de l’imaginaire. Dans Trou de Ver, Hanna Kenza traverse trente-huit jours comme autant de fissures dans le temps, où chaque poème devient une tentative de tenir debout dans l’instable, de nommer ce qui se dérobe.

Entre cosmologie intime et chaos émotionnel, ce recueil explore la gravité des pensées, les fractures du langage et la violence sourde du monde intérieur. Les mots y sont des constellations fragiles, des débris lumineux qui dessinent une cartographie de la chute autant que de la survie.

On y erre entre trous noirs et chambres étroites, entre pulsions d’effacement et désir de lumière. Le quotidien y devient un champ de forces, le corps une zone de turbulence, et la conscience un espace où se rejouent sans cesse disparition et présence.

Mais sous les effondrements, une tension persiste : celle d’une lumière tenace, presque obstinée, qui refuse de s’éteindre complètement. Comme si, même au cœur de la faille, quelque chose continuait de briller.

Trou de Ver est un livre sur la chute, mais surtout sur ce qui persiste pendant qu’on tombe.

 

KENZA, Hanna. Trou de ver. Montréal : Pierre Turcotte Éditeur, Collection Magma Poésie, 2026, 67 p.

Kenza - Trou de ver

€9.99Price
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